Plan d'action 2003-2007:

Sur la base des travaux effectués lors du suivi du Boiron de 1996 à 2002, un nouveau plan d'action pour la gestion du Boiron peut être établis. Le plan d’action 2003-2007 comprendra 5 volets principaux :


Le suivi biologique

Le suivi biologique comprenant les pêches électriques en juillet et en octobre doit être poursuivi. Il permettra de quantifier la réponse de la population piscicole aux améliorations environnementales attendues suite aux interventions effectuées, notamment en matière de qualité de l’eau et d’élimination des obstacles à la migration.

Qualité et quantité de l'eau

Des actions liées à l’amélioration de la qualité de l’eau et de sa quantité forme un second volet capital du plan. Il s’agira dans cette partie de travailler en synergie avec les actions entreprises directement par le SESA dans le cadre du Groupe Boiron, notamment en ce qui concerne la lutte contre les apports de pesticides. En ce qui concerne la quantité d’eau disponible, c’est essentiellement au niveau de la gestion du Bief que se portera nos efforts.


Obstacles à la migration

Deux obstacles à la migration (voir la carte des obstacles)doivent encore être aménagés afin de permettre la libre migration des espèces sur l’entier du Boiron de Morges. L’étude de l’obstacle à la hauteur de la STEP de Lully est terminée. On devrait entrer dans la phase de réalisation au printemps prochain. Pour le dernier obstacle à la hauteur du Moulin de Lussy, une étude préliminaire a déjà été effectuée. Il s’agit maintenant de faire encore une étude de détail et d’obtenir les diverses autorisations afin de pouvoir créer les ouvrages pour en permettre le franchissement.


Les milieux annexes

Les milieux annexes sont un autre aspect important qui doit être développer dans le futur plan d’action. En effet, il s’agit d’entretenir et d’améliorer divers zones humides observées ou créées lors du précédent plan. Les mares temporaires près de l’embouchure et sous le pont de l’autoroute feront notamment l’objet d’une attention particulière. De même des actions spécifiques sont proposées pour différentes espèces d’oiseaux, ainsi que de chauves-souris.


Sensibilisation du public

Finalement, rien ne sera possible sans une sensibilisation du public. Il s’agit là d’un soucis constant de l’ATL et divers moyens ont déjà été mis en place dans le précédent plan. Un sentier nature, construit le long des rives du Léman et du Boiron, pourrait être prolongé. Un site internet et des articles fréquents dans les médias renseignent utilement le public. Il s’agira de le mettre à jour et d’y présenter les nouveaux résultats. De même de nombreuses conférences ou visites seront organisées afin de permettre à tout un chacun de se rendre compte de la beauté mais aussi de la fragilité de ces écosystèmes aquatiques.

Page précédente